Pourquoi souffrons-nous ?

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Pour répondre à cette question, je vais vous raconter une histoire. Voici l’histoire de Michel.

Michel a une vie normale, tranquille. Chaque jour, Michel fait sa vie. Elle n’est pas passionnante, mais c’est la sienne. Il n’a pas vraiment de grand bonheur à la vivre, mais au moins, il ne lui arrive rien de bien grave. Alors oui, il rage contre les mauvais conducteurs, il peste contre ses collègues de boulot « débiles », et contre son patron qui se prend pour un autre, il assume une relation pas vraiment passionnante avec sa copine, et il lui arrive régulièrement des tuiles parce que « c’est toujours à moi que ça arrive ».

Mais finalement, il voit qu’il n’a pas à se plaindre. Au moins, il a un job, la sécurité d’un CDI, de quoi payer les factures, et ses copains, le foot et la bière lui permettent dès le mardi de se dire que le vendredi soir est bientôt là, et qu’il va falloir bien profiter du week-end. Même si le dimanche soir est une souffrance, ces 48h de liberté sont sacrées pour lui.

Bon effectivement, régulièrement, le week-end est un peu gâché, car il faut aller faire les courses, conduire les enfants à leur sport, et aller dîner chez les beaux-parents. Mais c’est pas grave, Michel se louera un bon film pour se « faire du bien » dimanche avant de rattaquer la semaine. Et la semaine prochaine il essayera à nouveau d’arrêter de fumer, mais pas tout de suite. Cette 5e tentative sera la bonne, il la sent bien cette fois.

Michel a une vie calée, et tout va bien. Encore une fois, il y a pire ailleurs et il n’a pas à se plaindre.

Avoir un but dans la vie : être heureux

Suis-le seul à me poser cette question :

« Quel est le but de Michel dans la vie ? »

D’un point de vue extérieur, on peut se demander si Michel a la moindre idée d’où il va, et pourquoi. Sa vie manque clairement de joie, et est plutôt une alternance d’une douce souffrance et d’une recherche d’un plaisir ponctuel palliatif.

L’apéro avec les copains, le week-end, le foot, la cigarette, un « bon » film … voilà à quoi tient son équilibre. Tous ces petits éléments agissent comme des pansements avec antidouleur intégré. On oublie qu’on a mal pendant un temps, et c’est tout ce qui compte.

Si on demandait à Michel « quel est ton but dans la vie », il répondrait certainement « être heureux ».

Et es-tu heureux Michel ? « Oui », répondra-t-il, « le week-end avec les copains, on refait le monde, et on est heureux. On boit un coup, on se voit, on se marre, c’est génial ».

souffrance-doute-colère-depressionQuelle est donc cette croyance qu’a Michel qui le pousse à ignorer que ces 4 heures de plaisir nommées « bonheur » sont chaque semaine précédées et suivies de 160 heures de frustration et d’insatisfaction ?

Si Michel pouvait prendre du recul sur son existence, pourrait-il observer que sa santé est en piteux état, que sa relation de couple est inexistante, que son travail n’a aucun sens pour lui, et qu’il avance dans la vie comme un somnambule, les yeux fermés, frustré et impatient, sans avoir jamais fait l’expérience réelle et profonde d’être « heureux » ?

Est-ce que d’être heureux c’est de se contenter de 4 heures de plaisir face à 160 heures de frustration chaque semaine pendant 40 ans ?

Et si vous pouviez vivre 160 heures de paix, de sérénité et de liberté par semaine, et passer 4 heures à vous observer faire l’expérience de la frustration ou de la colère, et laisser ces sentiments filer comme les nuages dans le ciel.

Quelle serait votre vie si vous vous sentiez parfaitement bien et confiant tout le temps ? Que feriez-vous de différent ? Que diriez-vous aux personnes autour de vous ? Que penseriez-vous de votre vie ?

Inventons maintenant une suite à l’histoire de Michel.

Créer une vie heureuse et vivre le bonheur

Une nuit, Michel fait un rêve. Il rêve de lui-même, comme s’il était spectateur de sa propre vie. Il s’observe aller et venir jour après jour, dans sa petite vie normale et sans problème. Il s’observe pester, râler, contre les situations, les personnes, et les choses qui ne vont pas comme il le veut. Mais au bout d’un moment, le film de sa vie devient lassant. Un peu comme si la frustration d’hier attirait la frustration d’aujourd’hui. Comme si la colère qu’il avait piquée la veille avait appelé la colère du lendemain. Et ainsi de suite.

Dans ce rêve, Michel est, semble-t-il, condamné à vivre la même chose encore et encore, en attendant que quelque chose change. Mais quoi ? Et quand ?

Et puis un jour, dans son rêve, un événement se produit, un accident domestique. Michel se blesse avec sa tondeuse à gazon, il va à l’hôpital en urgence la main gauche en sang. « C’est encore pour moi cette tuile » se dit-il. Le soir même, il sera amputé de 2 doigts de la main gauche.

Michel a touché le fond. C’est l’électrochoc, la prise de conscience. Toujours observateur de son rêve, il se voit à l’hôpital, dépité, pleurant de découragement. Spectateur de cette scène, il prend du recul sur sa vie entière. Et une fois que le débriefing avec lui-même est fait, il prend une décision. Il va changer le scénario. Il prend alors une décision juste avant de se réveiller en sursaut :

« Plus jamais »

À son réveil, les choses commencent à changer, car Michel a pris une décision. Il décide pendant 5 jours de s’observer lui-même, mais dans sa vie réelle cette fois.

Il réalise à quel point il ne prend pas soin de son corps, combien il s’inflige de la souffrance inutile au travail. Il prend conscience que sa relation de couple a connu de beaux jours par le passé, et qu’il serait finalement très simple de le vivre à nouveau. Il voit arriver le week-end, et se demande ce qu’il pourrait faire de nouveau pour, progressivement, vivre autre chose, de moins superficiel, de plus profond, un vrai bonheur durable et solide, plutôt qu’un plaisir de surface qui passe trop vite en regarder arriver la déprime hebdomadaire du dimanche soir.

choix-décision

La souffrance n’est pas une fatalité

Combien d’histoires connaissez-vous qui ressemblent à cela ? Combien de personnes réelles ou fictives vivent une situation qui ne peut plus durer, s’infligent une vie moyenne, voire médiocre, jusqu’à ce qu’elles disent STOP ?

Alors, la suite du film peut commencer, la partie intéressante arrive, et le personnage central de l’histoire (réelle ou fictive) commence alors à faire de nouvelles expériences, de nouveaux choix, porté par sa décision (« plus jamais »), et soutenu par la vision de ce qu’il veut vraiment. Et à la fin du film, lorsque notre personnage a appris de son comportement précédent, de ses erreurs, et qu’il les a transcendés, il réalise son rêve, et il devient le héros de l’histoire, de son histoire.

Happy End.

Comment trouver le bonheur

Ne cherchez pas à l’extérieur ce qui se trouve à l’intérieur.

Cessez de compenser ce mal-être latent que vous ressentez par des choses extérieures à vous, surtout si ces choses vous font du mal (alcool, cigarettes, médicaments, drogues, …)

Observez ce sentiment de contraction que vous avez dans la poitrine, et demandez-vous quelles sont les idées, les pensées, les situations qui créent et nourrissent ce sentiment désagréable.

Lorsque vous avez identifié ce qui alimente ce corps de souffrance énergétique (ce sentiment latent de malaise), observez la présence de ces situations, personnes, choses ou relations qui vous polluent, et commencez à faire des choix différents. Cessez, en conscience, de nourrir ce corps de souffrance.

Vous devenez alors « éveillé », alors que vous étiez jusqu’alors endormis. Vous faisiez des choix automatiques, rêvant que vous étiez libre, alors que vous agissiez comme un automate, conditionné par votre passé et le système.

Lorsque l’on fait preuve d’observation et de prise de recul sur notre vie, on constate que les mêmes types de situations se présentent dans notre vie avec régularité, contribuant à renforcer certaines de nos idées :

  • quand il y a un problème, c’est toujours pour moi
  • il n’y a qu’à moi que cela arrive
  • je n’y arriverai jamais
  • je le savais, je suis nul

La conséquence, c’est le sentiment qui est généré par cette situation : frustration, colère, déception, découragement, …

Et vous attirez à vous les situations, relations et événements qui vont contribuer à renforcer ces idées et les sentiments qui sont là, en vous, ce malaise. Vos émotions agissent comme un aimant.

Si vous ressentez de la colère,
vous allez attirer à vous des situations qui vont vous mettre en colère.

Si vous ressentez de la paix,
vous allez attirer à vous des situations qui vont renforcer cette paix.

C’est aussi simple que cela

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Pour changer la situation, pour changer ce que vous ressentez, pour passer de la frustration et de la colère à la joie, à la confiance, à la quiétude et à la paix, changez vos idées, change votre façon de voir les choses, et faites de nouveaux choix conscients.

Observez-vous agir, et tirez les conclusions qui s’imposent.

Faites de nouveaux choix, conscients cette fois, et votre vie changera.

Avec toute mon amitié,

Cédric

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  1. Article à conserver – Pourquoi souffrons nous? | Adrien Bucci05-29-15

Comment es-tu devenu coach ?

Pendant ces 5 années que j’ai passé à patauger dans la création d’entreprise, à perdre de l’argent et à chercher « ma voie », j’ai moi-même été coaché pendant plusieurs années. Le jour où j’ai commencé à coacher des amis qui me demandaient de l’aide, j’ai eu un premier indice. Plus tard, à l’occasion d’un coaching, j’ai ouvert les yeux : mon avenir professionnel sera d’aider les gens à être plus heureux. La décision fût prise : désormais, je suis coach.

Qui es-tu ?

Autodidacte, c’est grâce à un parcours personnel « chaotique » que j’ai pu découvrir ma véritable valeur et mon identité, enfouies sous des années de croyances et de blocages. Lorsque j’ai découvert le pouvoir de la conscience, tout a changé. Aujourd’hui, tout ce que j’enseigne, je l’applique quotidiennement avec succès dans ma vie. Je m’applique, par mon attitude, à inspirer à vivre en conscience, libre de l’emprise de l’égo.

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